Migration adserver : Google Ad Manager (360)

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Vous avez prévu de changer d’adserver pour utiliser celui de Google? Et vous vous demandez comment organiser et gérer au mieux ce projet? Alors vous êtes au bon endroit.

Doubleclick for Publishers, DFP pour les intimes, s’appelle depuis juillet dernier Ad Manager (360), dans le cadre de la grande refonte des produits Google pour les annonceurs et les éditeurs. Google Ad Manager est aujourd’hui le regroupement des deux fonctionnalités phares de Google pour le sell-side : l’adserver, anciennement DFP, et le SSP, anciennement Google Ad Exchange (ADX) for sellers.

Cette intégration a pour but de répondre aux enjeux des régies d’aujourd’hui : orchestrer simplement tous les canaux de vente. Ventes directes, programmatique garanti, deals, open-RTB ou header bidding se gèrent maintenant depuis une seule et même interface.

Si, comme de nombreuses régies, vous êtes décidés à déployer Google Ad Manager sur les sites de votre régie, voici les principales étapes:

Première étape dans votre projet de migration : ouvrir un compte Google Ad Manager. Vous avez le choix entre la version gratuite « Ad Manager » et la version payante « Ad Manager 360 » qui offre des fonctionnalités complémentaires et vous donnera accès à un account manager chez Google.
Si vous optez pour la version gratuite (qui reste très complète), la méthode que nous vous conseillons est d’ouvrir d’abord un compte Adsense pour ensuite ouvrir facilement votre compte Ad Manager.

Deuxième étape : préparer votre migration vers Google Ad Manager en définissant l’ensemble des paramètres:

  • Définir votre plan de tagage en fonction de la granularité du ciblage dont vous avez besoin. Les différentes rubriques / sous-rubriques peuvent être définies « en dur » dans les tags adserver, mais peuvent aussi être alimentées dynamiquement par l’éditeur en key values ( paires clé/valeur ). Souvent il est plus agile d’avoir un plan de tagage limité à HP / Rubriques et de remonter dynamiquement le type de page (article / home de rubrique / Diaporama etc. )
  • Choisissez comment vous souhaitez gérer le responsive. Deux options sont possibles:

    • vous pouvez créer pour chaque éditeur un site mobile et un site desktop-tablette…

    • … ou ne créer qu’un seul site et appliquer la méthode de sizeMapping qui permet de définir les dimensions acceptées par grille de résolution.

  • Décider des dimensions acceptées pour chaque bloc d’annonce.
  • Inventorier les formats événementiels commercialisés: Google Ad Manager ne dispose pas de templates de formats clés-en-main pour gérer vos interstitiels webmobiles, parallaxe, vidéos outstream ou habillage. Il va falloir développer ou faire développer ces différents « modèles de création définis par l’utilisateur ».
  • Créer votre plan de requête avec l’ensemble des paires clé/valeur que vos éditeurs sont capables de vous remonter.

C’est à cette étape qu’il faut bien lire la documentation de Google pour comprendre la philosophie d’Ad Manager :

  • Une déclaration unifiée de tous les formats est un impératif pour pouvoir ensuite gérer correctement les exclus de formats et les secteurs de concurrence.
  • Les emplacements n’étant définis que par les dimensions acceptées, il faut bien veiller à pouvoir distinguer un 300×250 ATF d’un 300×250 BTF.
  • Les formats Interstitiel (out-of-page) et native ad (fluid) ne se gèrent pas de la même façon que les formats classiques.

Troisième temps : le déploiement des tags en recette. C’est souvent à ce moment-là que les équipes Adops montent en compétence sur la programmation des campagnes via Ad Manager car il faut tester l’ensembles des formats / dispositifs / ciblages et faire la fameuse double-programmation des campagnes pour que la bascule ne se fasse sans aucune perte d’inventaire ni coupure pour les annonceurs.

Pour bien vérifier la bonne implémentation des tags par l’éditeur, la console Google Ad Manager est très pratique et évite d’ouvrir sa console de développement trop souvent.

Dernière étape : la mise en production. Qui se passe à merveille si l’environnement de recette est bien une réplique du site en production… Dans tous les cas il est conseillé de passer une bonne 1/2 journée à vérifier le bon fonctionnement de tous les adslots….

Pour plus de flexibilité et pouvoir faire la bascule simultanée de plusieurs supports, il est également possible de déployer GAM via un manager de tag comme Google Tag Manager (GTM) ou TagCommander. Cela demande ainsi moins d’implication de la part de la DSI car nous pouvons gérer avec vous le plus gros du déploiement.

Run Live Media a accompagné une dizaine de migrations vers Google Ad Manager depuis 2016 sur différents univers thématiques et différentes typologie de régies: régies premium commercialisant majoritairement leur inventaire en direct avec des dispositifs sur-mesure, régies axée sur le programmatique et le yield management (avec header bidding et/ou cascade de monétisation) .

Nous vous accompagnons sur l’ensemble de votre projet de migration : de la réunion de lancement jusqu’à la réception validée. Gestion de projet, interview des parties prenantes et recueil des besoins, expertise technique, lien entre les différents acteurs etc.

Chaque migration est unique et une première rencontre nous permettra de vous faire une proposition d’accompagnement sur-mesure.




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